Cinquante cinq ans après : l'Amicale des Pieds noirs de Trèbes se souvient

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IMG 6480 CopierLe 26 mars 1962, une foule pacifique d'Européens, y compris des femmes et des enfants, se rend en cortège vers le quartier de Bab el-Oued pour protester contre son bouclage par l'armée française.

Dans la rue d'Isly, devant la grande Poste, un détachement de tirailleurs algériens de l'armée française, fait face aux manifestants. Épuisés et ne sachant plus trop à quel drapeau obéir, ces hommes sont nerveux et prêts à en découdre. La tension est à son comble quand soudain un tirailleur lâche une première rafale. Pendant 12 minutes, c'est le carnage. On relèvera une centaine de morts et deux cents blessés.

Bouleversés, les Algériens de souche européenne ou israélite, au nombre d'un million (10% de la population), prennent alors la résolution de fuir le pays sans attendre le référendum qui doit avaliser les accords d'Evian. Les départs vont s'accélérer après le masssacre d'Oran, le 5 juillet 1962.

Cinquante cinq ans après, l'Amicale des Pieds Noirs de Trèbes avec à sa tête son président, Jean-Claude Lobello, se souvenait ce dimanche de la fusillade de la rue d’Isly, appelée aussi le massacre de la rue d'Isly, devant la Stèle du cimetière lors d'une cérémonie avec un dépôt de gerbe.